Vaincre les épidémies (3)

Mis à jour : 19 déc. 2020

Chapitre 3 : la fin du confinement


Le mois d’avril est sous-titré Les Coiffeurs d’abord.

Le dessinateur de presse Patrick Chappatte

Pendant que je rédige ce résumé, je découvre sur le plateau de l’émission de télévision C à vous le dessinateur de presse suisse Patrick Chappatte, que Didier Pittet avait sollicité en mars pour l’aider à communiquer de manière ludique sur l’épidémie de Covid, et qui vient présenter sa BD Au cœur de la vague, qui raconte avec beaucoup d’humour et de sincérité son engagement aux côtés de Didier Pittet. Je ne l’imaginais pas aussi jeune. Il déborde d’enthousiasme, et me donne une grande envie de lire sa BD. Sur le même plateau la philosophe et psychanalyste bien connue Cynthia Fleury vient présenter son dernier essai, doté d’un très beau titre, Ci-gît l'amer. Guérir du ressentiment. Là encore j’éprouve une grande envie de découvrir cet essai, pour avoir déjà lu avec intérêt plusieurs ouvrages de Cynthia Fleury.


Mercredi 1er avril

Nous approchons de la barre des 50 000 victimes dans le monde et beaucoup de sceptiques prétendent encore que c’est une goutte d’eau par rapport à la grippe. Selon eux, nous sommes devenus fous avec nos mesures de confinement.

D. P. se lance ensuite dans une explication sur la notion de courbe exponentielle, qui n’est pas du tout intuitive. Cela rejoint le livre que Martin Hirsch publiera en août 2020, intitulé L’énigme du nénuphar. Cette fleur a une croissance exponentielle, ce qui veut dire que quand elle occupe un jour donné la moitié de la surface d’un bassin, celui-ci sera totalement envahi dès le lendemain. Il suffit de transposer cet exemple botanique à l’échelle d’un système sanitaire pour comprendre qu’une croissance exponentielle de l’épidémie n’est pas longtemps tenable sans mesures drastiques visant à infléchir la courbe.

Il évoque la stratégie de deux pays qu’ils qualifient de « mauvais élèves », la Suède et les États-Unis, en renvoyant à une date ultérieure le bilan de leurs « stratégies laxistes ».

Deux médecins français suggèrent d’expérimenter les vaccins covid en Afrique, comme au bon vieux temps du colonialisme. Je n’en crois pas mes oreilles. (…)

Aux HUG des militaires aident les infirmières à déplacer les lits ainsi qu’à retourner les malades. La charge de travail est énorme, et paradoxalement le silence domine dans les couloirs.


Jeudi 2 avril

Lors de la flambée Ébola de 2014, nous avons observé que le virus se répandait avec l’insécurité urbaine. Avec le covid (D. P. ne met jamais la majuscule réglementaire à cet acronyme), nous assistons déjà à la recrudescence des violences faites aux femmes et aux enfants.

Suit un couplet sur le rôle des médecins en temps de crise sanitaire : Nous soignons les malades et la société toute entière, et donc même l’économie. Je ne partage pas vraiment cette vision un peu trop idéaliste de la médecine. Ce sont les dirigeants de chaque pays qui décident de faire passer (ou non) la santé avant l’économie. Et les médecins ne s’occupent que de la santé des gens qui leur sont confiés, parfois au détriment de l’économie.

Des soignants évoquent les ravages causés à leurs mains par les solutions hydro-alcooliques. Pour D. P. c’est plutôt le lavage des mains qui est en cause, du fait de l’effet décapant du savon. Il rappelle que dans le cadre hospitalier, on n’utilise la séquence lavage des mains puis friction hydro-alcoolique que quand les mains sont souillées, en particulier par des liquides organiques. Dans les autres situations il est préférable d’en rester à la seule friction hydro-alcoolique. Dans mon métier de chirurgien c’est devenu la règle, que la profession a mis longtemps à adopter : lavage des mains puis friction pour le premier opéré du programme ; simple friction hydro-alcoolique pour les opérés suivants, mais en respectant scrupuleusement le protocole, et notamment la durée de la friction.


Vendredi 3 avril

À la cafétéria, je note que les soignants se tiennent trop près les uns des autres. Habitués à prévenir les risques infectieux durant leur service, ils se relâchent quand ils se détendent, oubliant les mesures qui valent pour la population générale. C’est le même phénomène qui expliquera, lors de la deuxième vague, les clusters familiaux et les contaminations dans les bars, que la population jeune aura bien du mal à admettre.

Le gouvernement français réquisitionne un hangar réfrigéré à Rungis pour le transformer en morgue géante pouvant accueillir 1000 corps. C’est du jamais vu, la preuve s’il en fallait encore qu’il s’agit d’une crise sanitaire à nulle autre pareille. J’avoue que cet épisode stupéfiant m’était sorti de la mémoire. (…)

La guerre des masques fait rage. Avant-hier une livraison destinée à la France a été détournée vers les États-Unis. Aujourd’hui, la France intercepte une livraison destinée à l’Italie et à l’Espagne. Tout cela n’est pas vraiment fair play, mais ne me surprend guère. (…) Aux HUG, nous nous rendons compte qu’hier nous avons reçu un million de masques FFP2 non étanches, tout cela à cause d’un fournisseur peu scrupuleux. Quel euphémisme que ce « peu scrupuleux » ; « criminel » aurait été plus justifié. Heureusement que le défaut de ces masques a été détecté très vite !

Cette pandémie révèle la véritable nature des uns et des autres. Le spectacle n’est pas toujours reluisant. Vous me semblez bien naïf, cher Didier Pittet, ce qui contribue indéniablement à votre charme.


Samedi 4 avril

L’état de Boris Johnson se dégrade, il doit être hospitalisé. La leçon doit être amère pour lui. Trump et Bolsonaro devront-ils tomber malades avant de changer de politique ? Le manque d’empathie de ces politiciens me sidère.

On verra par la suite que Boris Johnson sera transformé (en bien) par son passage par la maladie. Quant à Donald Trump, il se glorifiera, après une très brève hospitalisation, d’avoir vaincu le coronavirus les doigts dans le nez. On se demandera même si cette contamination n’a pas été une pure invention destinée à le faire passer pour invincible, ce qu’il est persuadé d’être.

Parlant de la proposition du CDC d’Atlanta de généraliser le port du masque, D. P. campe sur sa position : le masque, c’est pour quand la distanciation physique est impossible.


Dimanche 5 avril

Quand on lui demande pourquoi certains pays ont changé récemment de position, il répond ceci : « il s’agit de décisions politiques, pas scientifiques ». Et il conclut : Le monde serait plus simple sans les jeux de pouvoir. En France, le gouvernement s’en tenait à la logique épidémiologique, mais il se laisse entraîner vers la généralisation du port du masque, pour rassurer et démontrer qu’il agit. Parfois il faut savoir ne rien faire et résister à la pression collective. Je doute fort que cette absence d’action soit une option possible pour les dirigeants en France. Nous ne sommes heureusement plus au temps de Henri Queuille, trois fois Président du Conseil sous la Quatrième République, pour qui « il n’est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout ». Peut-être en Suisse ? Même pas sûr…


Lundi 6 avril

Boris Johnson a été admis en soins intensifs.

À propos de l’absence d’intérêt de porter un masque dans la rue quand on n’est pas malade, position qu’il défend fermement, il dit ceci : Suis-je trop sûr de moi ? Et si le virus était aéroporté ? Et si les asymptomatiques étaient de puissants propagateurs du virus ? Il serait vraiment intéressant de connaître la position actuelle de l’auteur, avec l’évolution des idées sur la transmission du virus, notamment par les sujets contaminés asymptomatiques. En tout état de cause, quand on juge des décisions prises, il faut le faire avec les connaissances disponibles sur le moment, et non pas avec le tout nouvel état des connaissances, comme on a malheureusement trop tendance à le faire. En avril 2020, D. P. ne dispose d’aucun argument pour admettre une diffusion du virus par aérosol. Mais il envisage l’éventualité d’être dans l’erreur, ce que ne feront jamais certains de ses collègues, notamment un éminent virologue marseillais.

Aux HUG il est constaté que le taux d’infection du personnel est identique à celui de la population genevoise, argument fort contre la transmission par aérosol, d’autant que le personnel ne porte pas de masque dans la zone dite verte, celle où l’on n’effectue pas de soins. Et il enfonce le clou : Aujourd’hui, tout le monde se prétend épidémiologiste et spécialiste de la prévention des infections. Ils prônent une médecine magique avec excès, ignorant les effets délétères du port du masque (Lesquels ? J’aimerais bien les connaître). Surtout, ils négligent de parler de l’hygiène des mains, parce qu’ils n’ont pas encore saisi qu’elle était la clé de la bataille contre les infections. En novembre, il semble évident que le port du masque, devenu quasi obligatoire partout, a fait passer l’hygiène des mains au second plan, même dans les hôpitaux, et c’est vraiment regrettable.


Mercredi 8 avril

Trump critique l’OMS pour sa gestion de la crise, et l’accuse de favoriser la Chine qui entame désormais son déconfinement. J’ai peur que cette pandémie ne débouche sur un conflit international.

D. P. cite ensuite une étude génétique américaine selon laquelle le virus, déjà présent à New York mi-février, aurait été importé d’Europe. Exit le « virus chinois » cher à Donald Trump.


Jeudi 9 avril

Parlant de certains blogueurs qui l’ont accusé de dire n’importe quoi sur l’hydroxychloroquine, D. P. fait ce commentaire amusé : Il est étonnant d’être accusé d’une crasse ignorance en histoire des sciences par ceux-là mêmes qui sont prêts à sacrifier l’éthique médicale au nom de leur vérité autoproclamée. (…) En médecine, la ligne droite n’est pas le plus court chemin. Durant une épidémie, on peut raccourcir les protocoles expérimentaux, mais on ne peut pas s’assoir sur l’éthique (Cf. mes deux propos intitulés « Philosophie des essais cliniques »). En novembre plusieurs vaccins sont quasiment opérationnels, ce qui semblait impensable dans un délai aussi court au début de l’épidémie. Mais, sauf en Chine et en Russie, pays qui ne s’embarrassent pas de telles précautions, ces vaccins ne seront déployés à grande échelle que lorsque les essais de phase 3 seront terminés, ce qui nous est annoncé comme imminent.

Un scientifique qui se respecte doit être capable de reconnaître ses erreurs. Il n’y a rien de mal à cela : Karl Popper nous a enseigné que la vérité scientifique n’existe pas et que toute théorie se révèle fausse un jour ou l’autre. Il aurait dû dire « peut se révéler fausse », car certaines théories scientifiques anciennes tiennent toujours la route, comme le fait que la Terre tourne autour du Soleil.

Pour se libérer de la pensée magique, qui fait malheureusement rage en ce moment tellement elle est alimentée par les réseaux sociaux, Karl Popper préconise de « laisser nos hypothèses mourir à notre place », ce qui revient à dire qu’il faut être capable de les soumettre à la réfutabilité.

Je cite quasiment in extenso tout le paragraphe suivant, tant il me semble essentiel pour expliquer la folie qui s’était emparée de la France à cette époque au sujet du Pr Raoult : En France, le Président Macron se rend à Marseille pour rencontrer le Professeur Didier Raoult, désormais superstar, adulé par les foules, qui finaliserait une étude menée sur 1000 patients traités avec l’hydroxychloroquine, selon un protocole douteux. Quand Didier Raoult estime que l’efficacité de son traitement s’élève à 91%, ça ne veut pas dire grand-chose, tant qu’on ne connaîtra pas la typologie de ses patients, mais les gens par dizaines de milliers (dont le cardiologue et ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy) signent des pétitions pour exiger la généralisation de son traitement comme s’ils étaient tous des scientifiques chevronnés. Macron n’est-il pas en train de céder à la pression populaire ? Nous avons quitté le champ de la médecine et de la recherche pour entrer dans celui du spectacle.

J’ai une petite poussée d’autosatisfaction à constater que Didier Pittet, autorité indiscutable en matière d’épidémiologie, dit exactement ce que je n’ai cessé de répéter dans mon Journal du temps de l’épidémie, m’attirant parfois des remarques comme celles-ci : « pourquoi êtes-vous aussi méchant avec Didier Raoult ? » méchant, jamais ; pas tendre, presque toujours…

Une dépêche intéressante vient de tomber ce 22 novembre : l’OMS déclare que le remdesivir, fabriqué par le laboratoire Gilead, n’a aucun effet bénéfique contre la Covid-19, comme le montre l’essai Solidarity. Or le Pr Raoult n’a cessé de déclaré que son traitement, l’hydroxychloroquine, très peu coûteux, avait été écarté par l’OMS au profit du remdesivir, beaucoup plus onéreux (il coûte 2000 € pour 5 jours de traitement), dans le but inavouable de favoriser Gilead. Cette annonce est donc une très mauvaise nouvelle pour le laboratoire Gilead, et, paradoxalement, pour Didier Raoult aussi, qui perd là son « meilleur ennemi ».

Vendredi 10 avril

Pour aider à circonscrire les clusters après le déconfinement, Google et Apple travaillent ensemble à une application ouverte de contact tracing. J’ai peur qu’une telle technologie soit un risque pour les libertés individuelles, non pas aujourd’hui, mais demain, quand elle pourra être détournée au profit d’usages pour lesquels elle n’a pas été pensée. On se souvient que dans notre pays, qui a choisi une application made in France, les mêmes craintes d’atteintes aux libertés individuelles se sont vigoureusement exprimées. Pour ma part je n’ai pas ce type d’angoisse ; j’ai téléchargé l’application TousAntiCovid, que j’active quand je sors. J’ignore si elle sert vraiment à quelque chose, mais elle permet de générer très facilement la fameuse attestation de déplacement dont, semble-t-il, nous serions pratiquement les seuls au monde à avoir besoin (une fois générée la première, il suffit juste d’entrer le motif pour les suivantes). Et puis elle donne trois chiffres quotidiens de l’épidémie (aujourd’hui la « tension en réa » est de 88,8%, chiffre en baisse par rapport aux jours précédents).


Samedi 11 avril

Je sors de la séance des chiffres de 8 heures. Tout continue d’aller au mieux. On a décidemment gagné la première manche. Pendant que mon équipe gère le quotidien, je m’occupe des urgences, notamment faire revenir à l’hôpital les patients avec des maladies chroniques. Nous devons rouvrir des secteurs de soin comme la chirurgie semi-élective, qui jusqu’ici tournait au ralenti.

D. P. étudie attentivement le plan de déconfinement autrichien, l’Autriche étant le premier à avoir annoncé le sien.

Lors de l’émission d’actualité humoristique intitulée 120 minutes, il est amené à dire ceci, qui doit être difficile à énoncer pour un Suisse : Au départ, contre toute attente, les Suisses ont été très peu disciplinés, en revanche, à partir du semi-confinement, ils ont bien respecté les consignes. (…) Au sujet du déconfinement, je confirme que les coiffeurs seront les premiers à rouvrir, parce qu’il leur suffira d’appliquer les mêmes consignes que les soignants. Si la situation s’améliore chez nous, ce n’est pas le cas aux États-Unis qui compte (sic) désormais plus de victimes que l’Italie.


Dimanche 12 avril

Le Pape François donne sa bénédiction urbi et orbi dans une basilique Saint-Pierre déserte. C’est impressionnant, d’une solennité incroyable.

D. P. évoque ensuite avec tristesse la situation dramatique à Guayaquil, en Équateur. Il connaît bien l’hôpital central de cette ville, qui a reçu le Hand Hygiene Excellence Award qui récompense, depuis 2010, les institutions exemplaires dans la prévention des infections.


Lundi 13 avril

Les conservateurs néolibéraux m’exaspèrent. Selon eux, il faudrait reprendre l’économie coûte que coûte, quitte à avoir des morts supplémentaires. On s’arrache les tripes pour trouver des solutions et ils ne songent qu’à leurs intérêts immédiats. Leur attitude est criminelle. Sous prétexte que nous sommes scientifiques, nous serions déconnectés des réalités et défendrions des positions intégristes.

Ce déconfinement est « un moment important pour la Suisse. On sortira magnifiquement de la crise si on coopère, mais on replongera en enfer si les politiques n’en font qu’à leur tête. Alain Berset a toutes les cartes en main pour défendre mercredi le plan devant les six autres conseillers fédéraux (…) puisqu’il y a toujours ce débat entre la santé et l’économie. Ce débat a existé en France et, j’imagine, dans tous les pays confrontés à la pandémie. (…)

En France Emmanuel Macron prolonge le confinement jusqu’au 11 mai. Il déclare : « Étions-nous prêts à faire face à cette crise ? À l’évidence, pas assez ». (…) En France, le nombre quotidien de morts ainsi que le nombre de malades en réanimation est à la baisse depuis une semaine, ce qui indique avec une quasi-certitude que le pic épidémique a été franchi, même si le gouvernement ne le clame pas sur tous les toits, de peur que les Français ne se relâchent. Et, de fait, après huit semaines de confinement, qui sembleront avoir été une éternité pour beaucoup d’entre eux, les Français feront un peu n’importe quoi, avec le prix à payer cet automne. Et notre reconfinement sera, là-encore, plus drastique que dans la plupart des pays touchés par la deuxième vague.


Mardi 14 avril

L’OMS avoue ne pas savoir si les anticorps des anciens malades les protègent durablement contre une réinfection, ce qui compliquerait l’acquisition d’une immunité de groupe. À dire vrai, on ne le sait toujours pas en novembre, et on ne sait pas non plus quelle sera la durée de la protection procurée par les vaccins. On parle de quelques mois, tout au plus.

Trump annonce que les États-Unis cessent temporairement de financer l’OMS et accuse la Chine de nous avoir caché des informations cruciales. Voilà une mauvaise nouvelle, alors que l’organisation manque déjà cruellement de moyens depuis la crise financière de 2008 – 2009.


Mercredi 15 avril

En France, Amazon est contraint de fermer ses entrepôts parce que les mesures prises pour protéger les salariés seraient insuffisantes. Parlant du fait que le cours de l’action d’Amazon a atteint son plus haut niveau historique, D. P. rappelle que le Covid ne fait pas le malheur de tous, et que le capitalisme a toujours réussi à prospérer en temps de crise. (…)

Après l’Autriche hier, le Danemark commence son plan de déconfinement, en ouvrant les crèches et les classes primaires, ce qui est une bonne décision, car les enfants, même s’ils peuvent porter une forte charge virale, sont peu malades et peu contagieux. Je vous épargne l’explication scientifique de ce fait, en rappelant qu’au début de l’épidémie on pensait que la première mesure à prendre, par analogie avec les autres pandémies à virus respiratoire comme la grippe, était de fermer les écoles. Et D. P. explique que dans les clusters familiaux étudiés, ce sont les adultes qui ont contaminé les enfants, et non pas l’inverse. Cependant, Angela Merkel annonce la réouverture des boutiques de petite et moyenne taille, mais pas des écoles resteront fermées jusqu’au 14 mai.


Le déconfinement va donc commencer en Suisse, mais pas en France.








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