Vaincre les épidémies (5)

Dernière mise à jour : janv. 31

Chapitre 5 : le déconfinement a commencé en Suisse


Le mois de mai est mystérieusement sous-titré Le moyen n’est pas le but


Ce week-end, le premier de décembre, a débuté la première phase de l’allègement de notre confinement, puisqu’il ne faut pas parler, semble-t-il, de déconfinement ; cela porterait malheur... Samedi le temps était ensoleillé, parfait pour une petite promenade en ville qui nous a permis, à ma femme et moi, d’aller dire bonjour à nos commerçants dits non essentiels. Ce fut un réel plaisir de les retrouver, et de faire quelques achats que je pourrais qualifier de solidaires, pour que nos amis retrouvent un peu le moral après un mois d’interruption, dont beaucoup pensent qu’il s’agissait d’une précaution superfétatoire. Mais, curieusement, ce lundi aucun commerçant d’ici n’avait jugé essentiel d’ouvrir sa boutique.

J’ai entendu un « expert » faire à propos de tous ces commerces fermés une comparaison amusante avec le premier confinement. Pendant celui-ci les héros, que tout le monde applaudissait à 20 heures, étaient les soignants. Pendant le confinement actuel, ce furent les commerçants interdits d’exercer leur profession. Et plus personne n’applaudit les soignants.

À ce propos, j’aimerais raconter une petite anecdote qui m’est arrivée ces jours-ci. Je me suis fait insulter téléphoniquement par le conjoint d’une patiente que je venais de voir en consultation, et à qui j’avais refusé un arrêt de travail totalement injustifié. Il n’a rien voulu savoir des raisons de mon refus, et le ton est très vite monté. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’avait nulle envie de m’applaudir ! L’état de grâce entre patients et médecins est bel et bien terminé. Si j’ai eu envie de raconter cette anecdote insignifiante, c’est qu’elle me semble assez représentative de ce que sont devenus, au fil des années, les rapports entre les médecins et leurs patients. Nous serions là essentiellement pour répondre à leurs exigences, accessoirement pour les soigner. Vivement la retraite…

En attendant, que nous raconte Didier Pittet sur le déconfinement en Europe ?

Vendredi 1er mai

Ce que D. P. dit de Trump me semble tellement juste que je le cite in extenso :

Trump déclare que l’OMS est une agence de propagande chinoise. Il est incapable d’assumer sa propre responsabilité dans le désastre qui frappe son pays. Il met en pièces la coopération internationale. Peut-être est-il en train de nous faire plus de mal que le covid. J’ai envie de prendre son contrepied en tout. Il est obsédé par la reprise économique comme certains chefs de guerre sont obsédés par la reprise des combats. N’oublions pas l’horreur de la grippe espagnole. En 1918, les gouvernements français, allemand et américain ont délibérément caché que l’épidémie ravageait leurs troupes. Et si cette grippe fut espagnole, c’est parce que l’Espagne, n’étant pas un pays belligérant, pouvait communiquer de manière transparente sur sa situation sanitaire, catastrophique.


Samedi 2 mai

D. P. indique qu’Olivier Véran prolonge de deux mois l’état d’urgence sanitaire. Quant aux Espagnols, leur confinement strict aura duré quarante-huit jours.

D. P. découvre avec stupéfaction des files d’attente pour de l’aide alimentaire. Il n’aurait jamais imaginé que Genève puisse prendre des allures de bidonville.

Un journaliste lui pose un certain nombre de questions, dont une sur le retour de la bise entre proches et amis. Il répond entre dix-huit mois et trois ans, quand l’immunité de groupe sera suffisante, notamment grâce au vaccin.


Dimanche 3 mai

D. P. évoque Angela Merkel, qui se montre alarmiste parce que le Rt monte à 1 en Allemagne. Il précise : « Je l’admire, elle est toujours lucide, peut-être parce qu’elle est scientifique de formation, contrairement à ses pairs, ailleurs dans le monde, qui viennent de l’économie, de la finance, de la justice, voire de la littérature, et font preuve de moins de rigueur. » Mais on peut être littéraire et rigoureux, comme notre ministre de l’Économie et des Finances. Peut-être parce qu’il est germaniste ?


Lundi 4 mai

D. P. reçoit une lettre de Metin Arditi, écrivain suisse francophone d’origine turque séfarade, envoyé spécial de l’Unesco, qui lui reproche vivement d’avoir tué l’espoir en repoussant à trois ans le retour de la bise. Il lui rappelle qu’en psychologie comportementale il faut se fixer des objectifs à court terme, facilement atteignables, comme c’est le cas pour les Alcooliques anonymes ou les gens qui veulent arrêter de fumer, qui se fixent une journée sans tabac comme objectif, avant de passer à la suivante. Mais cette opinion est contredite par un autre de ses amis, Paul Bouvier, pédiatre et spécialiste en santé globale. Selon lui, « en temps de crise, la communication doit être véridique, factuelle, centrée sur les personnes. (…) On ne doit ni cacher la réalité ni les incertitudes. » Et il prend l’exemple désormais classique de la pénurie de masques qui a été cachée aux Français, avec comme conséquence une perte de confiance des citoyens de notre pays vis-à-vis de leurs dirigeants.

Parlant de l’accessibilité pour tous des futurs vaccins, D. P. plaide avec chaleur pour un projet qui lui est cher, celui de mettre les vaccins en open source, pour les verser au compte des biens communs de l’humanité. Il a pu le faire pour les formules hydro-alcooliques, très peu coûteuses, mais est-ce envisageable pour les vaccins quand on connaît le prix considérable à payer pour les concevoir, les tester et les fabriquer à grande échelle ? Un argument important qu’il avance, c’est que la transparence totale induite par l’open source est un vecteur de confiance. Comment douter d’un vaccin dont la formule est publique ?

D. P. s’en prend ensuite au système économique libéral qui priorise l’économie, ce qui revient à dire que le moyen serait plus important que le but (ce qui explicite le sous-titre du chapitre). Il prend en exemple ses propres travaux, qui génèrent des bénéfices beaucoup plus sanitaires (sauver des vies par l’hygiène) qu’économiques, contrairement à la recherche contre le cancer, qui permet de mettre sur le marché des médicaments particulièrement coûteux. Cela explique, selon lui, qu’il ait beaucoup plus de mal que d’autres à faire financer ses travaux. Si demain un chercheur entrevoit un moyen de soigner le cancer pour presque rien, il aura du mal à être financé. D. P. est décidemment un sympathique idéaliste, tout en restant pragmatique, ce qui a lui a permis atteindre des objectifs éthiquement élevés.

D. P. revient ensuite sur terre, plus particulièrement en France où le Sénat a rejeté le plan de déconfinement du gouvernement, refus sans conséquence du fait de l’état d’urgence sanitaire. Et là il décoche une flèche que je trouve particulièrement bien aiguisée vis-à-vis d’un pays, le nôtre, qui aime tellement la précaution qu’il en a inscrit le principe dans sa Constitution : « Sans cette mesure d’exception (l’état d’urgence sanitaire), on peut imaginer que la France resterait confinée indéfiniment, prisonnière de l’indécision. » Vraiment bien vu.


Mercredi 6 mai

Pour la rentrée des classes, D. P. sollicite le dessinateur ZEP, le créateur de Titeuf, pour une planche à destination des classes de primaire. J’ignorais que Zep était suisse. Peut-être parce que je croyais les Suisses dénués d’humour ?

En France un cas rétrospectif de Covid a été identifié en date du 17 décembre. Le patient n’avait pas voyagé en Chine.

Toujours en France le gouvernement lance l’application de contact tracing StopCovid. Il se trouve que c’est aussi le nom du groupe de travail créé par D. P. On le sait, cette première application, téléchargée par seulement 3 millions de Français, a été un échec. Celle qui lui a succédé en octobre, TousAntiCovid, a reçu un meilleur accueil de la part des Français, qui sont plus de 10 millions à l’avoir téléchargée. Peut-être uniquement pour la facilité avec laquelle elle génère l’attestation de déplacement ? Ce n’est hélas pas impossible.


Vendredi 8 mai

Parlant du port du masque, dont il attend que les soignants puissent bientôt s’exonérer, D. P. déclare, de manière un peu sibylline : Trop se protéger a autant de conséquences délétères que ne pas assez se protéger. (…) En croyant bien faire, en exigeant le port du masque généralisé, les politiques et certains experts proclament des bêtises.


Samedi 9 mai

En France, qui semble être la préoccupation quotidienne de D. P., on apprend qu’une dizaine de personnes ont été infectées à l’occasion d’un enterrement et de la réunion familiale qui a suivi. Voilà qui illustre une fois de plus le mode de contamination préféré du covid : il a besoin de proximité, d’intimité et de temps.

Il semble que les Français aient toujours du mal à comprendre cette notion, dix mois après le début de la crise sanitaire.


Lundi 11 mai

En Suisse c’est la réouverture des écoles. La même polémique qu’en France fait rage, car d’aucuns trouvent cette réouverture prématurée. D. P. fait une déclaration à l’agence Reuters : « La courbe épidémique a beaucoup décru. Nous ne pouvons pas rester confinés pour l’éternité. »

D. P. commente les règles du déconfinement progressif qui commence en France. Il continue de penser que la limitation de circuler à 1 km, puis maintenant à 100 km, n’a aucune pertinence épidémiologique. Pour lui c’est la densité de population qu’il faut éviter, puisque le virus est déjà partout. L’important est que les gens en déplacement respectent les gestes barrières, près de chez eux comme à l’autre bout du pays.


Mercredi 13 mai

Le directeur général de Sanofi, géant français de l’industrie pharmaceutique, déclare que son groupe servira les États-Unis en premier en cas de mise au point d’un vaccin, parce que les États-Unis financent ses recherches. C’est le genre d’attitude qui horrifie D. P., ardent défenseur de ce qu’il appelle « l’économie de paix ». On notera avec amusement qu’en cette fin d’année, Sanofi, le premier groupe pharmaceutique ayant évoqué le vaccin, est largement en retard par rapport à Pfizer ou Moderna, dont les vaccins attendent le feu vert des agences internationales pour être utilisés à grande échelle.


Jeudi 14 mai

Le directeur général de Sanofi est obligé de rétropédaler. En France, la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runachet, déclare : « Pour nous, il serait inacceptable qu’il y ait un accès privilégié de tel ou tel pays sous un prétexte pécuniaire. » D. P. pense que cette déclaration devrait être placardée au fronton des bâtiments publics, en France et ailleurs. Ce n’est pas si souvent que la France trouve grâce aux yeux de notre Suisse préféré.

L’humoriste suisse Yann Marguet, que je ne connais pas, épingle D. P. dans sa chronique radiophonique « Les orties ». Cela commence par : « Le sacheur sachant sacher, le grand crooner des HUG, sa majesté le professeur Pittet. Il nous dit quoi faire, on fait. » Et, après pas mal de railleries, il finit par lâcher : « Pittet, Raoult, les deux Didier, on sait rien, faut arrêter de dire des trucs. On sait rien. Fermez –la. »

D. P. dit apprécier l’humour de cette chronique, mais pas sa conclusion, car il pense que l’on sait de plus en plus de choses, grâce à la réalité du terrain.

Au sujet de la transmission par aérosols, à laquelle il ne croit pas, il se méfie des expériences menées en laboratoire, car, dit-il, nous faisons de l’épidémiologie, pas de la physique des fluides. Pas un mot en revanche sur la comparaison avec Raoult, l’autre Didier.


Dimanche 17 mai

Après un samedi passé à ne rien faire d’autre que jardiner, D. P. est d’humeur philosophique : Mon optimisme reste inébranlable, non pas parce que nous avons majoritairement accepté le confinement (…), mais parce que la crise sanitaire m’a montré que nous sommes capables de donner la priorité à un objectif plutôt qu’(à) un moyen.

Cette crise nous apprend peut-être à remettre du sens dans nos vies, et surtout au cœur de nos systèmes politiques. Elle nous pose la question de nos priorités et pour la plupart nous répondons « la santé », rassurants les plus âgés, inquiets pour leur vie et, peut-être en même temps, les plus jeunes, inquiets pour l’avenir de la biosphère. Je rappelle que de nombreuses voix se sont élevées, en France et sûrement ailleurs, contre la « tyrannie du sanitaire ».


Lundi 18 mai

D. P. commente une interview d’Emmanuel Macron sur BFM TV. Une journaliste demande au président s’il reconnaît avoir commis des erreurs de communication au sujet de la pénurie de masques. Sa réponse est pour le moins embarrassée. D. P. parle d’un exercice difficile. Emmanuel Macron reconnaît comme nous tous la nécessité de changements en profondeur, mais est-il conscient de la nécessité de creuser jusqu’aux fondations ?

Parlant ensuite du plan de relance européen de 500 milliards d’euros proposé par Macron et Merkel, D. P. constate avec plaisir que, pour la première fois, c’est l’Union européenne qui s’endetterait en tant qu’entité et non pas les États membres. La Suisse n’est pas membre de l’Union européenne.


Mardi 19 mai

Sur la chaîne de télévision suisse Léman Bleu, D. P. est opposé à Jean-Dominique Michel, qu’il qualifie de « pseudo-anthropologue de la santé », un de ces « rassuristes » comme ceux qui sévissent en nombre sur les médias français, les Laurent Mucchieli, Laurent Toubiana, Jean-François Toussaint ou quelques autres encore, dont le plus visible est Didier Raoult. J’imagine volontiers que le début a dû être houleux. D. P. précise qu’il faudra attendre un an pour connaître la surmortalité due au coronavirus dans les différents pays. Parlant du sauvetage des hôpitaux, il récuse fermement l’idée de surdimensionner les établissements de soins pour le cas où. La solution ce sont des hôpitaux reconfigurables, capables d’une grande fluidité dans l’organisation. Il précise que c’est ce qui s’est passé aux HUG. Rappelons que ce fut aussi le cas en France où l’on a su, selon l’expression consacrée, « pousser les murs des services de réanimation » pour arriver à plus que doubler leur capacité d’accueil.

Et D. P. insiste sur la malhonnêteté intellectuelle de ceux qui, comme son contradicteur du jour, expliquent avec les connaissances d’aujourd’hui ce qu’il aurait fallu faire hier.


Samedi 23 mai

Dans la presse quelqu’un pose à D. P. une question portant sur la climatisation dans les bus. Réponse : La climatisation ne jour aucun rôle dans la propagation du virus. Lorsqu’une personne tousse, les gouttelettes tombent à terre et ne restent pas dans l’air.


Dimanche 24 mai

D. P. est interrogé à la radio sur la levée de l’interdiction des rassemblements. Il y est favorable à condition que l’on continue à respecter la distanciation physique. Il conclut, d’une manière assez prémonitoire, eu égard à la deuxième vague qui submerge l’Europe en ce moment : Il y a très peu de virus en circulation. La discipline collective nous a permis d’obtenir ce résultat. Essayons de ne pas tout gâcher.


Lundi 25 mai

À Berlin, une affiche placardée sur les réverbères compare mon ami Christian Drosten à l’ancien médecin nazi Josef Mengele. (…) Le temps des récriminations a commencé. C’était prévisible. Les gens à qui on a sauvé la vie nous accusent d’en avoir trop fait pour eux. Tout cela m’évoque l’adage selon lequel « Nul n’est prophète en son pays ».


Mercredi 27 mai

L’épidémie en Suisse est quasiment au point mort. Alain Berset annonce le plan final du déconfinement. D. P. donne le détail de ce plan, que tout le monde applaudit, même ceux qui mi-mars nous accusaient d’adopter une stratégie de semi-confinement suicidaire. (…) Quand je me retourne sur les semaines passées, je me dis que nous aurions pu faire différemment, mais pas autrement. Le confinement était la seule solution pour sauver nos hôpitaux. J’admets que nous n’étions pas prêts, mais comment être préparé à l’imprévisible ?

Bertrand Piccard, psychiatre et aéronaute bien connu, explique que « tourner la page » ne signifie pas revenir en arrière dans un livre déjà écrit, mais écrire la suite de l’histoire.

D. P. compare les chiffres de la létalité quotidienne en Suisse et en France, pays dans lequel ce chiffre passe enfin en-dessous de 1 mort par million d’habitant (66 décès ce jour-là), signe que la vague se termine en France. Les Français sont restés 71 jours au-dessus de ce seuil, contre 52 jours pour les Suisses. D. P. précise qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur cette différence. On peut toutefois penser que le confinement total à la française n’a pas apporté de bénéfices substantiels. Strictement limiter les déplacements des Français n’était peut-être pas judicieux. Ces chiffres semblent nous dire que le virus ne s’attrape pas à l’extérieur mais à l’intérieur, ce que nous savons finalement depuis le début et ce qui a dicté le semi-confinement suisse, mais aussi allemand ou néerlandais.

Je ne suis pas sûr que nous ayons bien retenu la leçon de tout cela à l’occasion de la deuxième vague. Certes notre reconfinement est moins strict que le premier, mais les autorités françaises continuent à imposer à la population des limitations drastiques de déplacement qui ne paraissent pas pertinentes à D. P.

Et il continue à marteler que le port du masque en ville est contreproductif.


Jeudi 28 mai

La France annonce la phase 2 de son déconfinement pour le 2 juin, que D. P. détaille dans ses grandes lignes. En cette fin d’année, tout le monde en France est d’accord pour dire que notre déconfinement a été raté. Nous verrons bien ce que dira plus tard sur ce sujet la mission d’évaluation dont D. P. a accepté la présidence, à la demande d’Emmanuel Macron.


Vendredi 29 mai

Un article de Paris Match pose la question suivante : « l’hydroxychloroquine victime d’un complot ? » D. P. imagine plutôt un complot en creux fomenté par ceux, innombrables, qui se sont mis à croire à ce médicament simplement parce qu’il leur fallait un espoir. Et D. P. rappelle une évidence, même si elle ne l’est manifestement pas pour tout le monde, à savoir que si ce médicament était efficace, il ne fait aucun doute que tous les médecins l’auraient utilisé. Comment des gens peuvent-ils croire que nous autres médecins pourrions renoncer à un traitement pour de sombres raisons politiques, voire commerciales ?

Cher Didier, beaucoup de gens sont prêts à croire des infox encore bien plus invraisemblables que ce pseudo-complot contre le traitement du Dr Raoult. Cela s’appelle tout simplement le complotisme, et, comme pour le virus, nous allons devoir apprendre à vivre avec car il n’y aura jamais de vaccin contre la bêtise.

D. P. enfonce le clou : Didier Raoult, par son jusqu’au-boutisme, met en doute la probité de chacun de nous (il parle des médecins en général). Il se pose en chevalier blanc, laissant croire que nous sommes tous ligués contre lui d’un bout à l’autre de la planète, ce qui est peut-être la preuve d’un égocentrisme exagéré. Non, il n’y a pas de complot. Là encore, quel sens de la litote pour évoquer l’ego de Didier Raoult. Et il conclut ainsi cette longue mise au point indispensable, mais qui ne fera probablement pas changer d’avis les membres du fan club de Didier Raoult : Je ne veux pas perdre de temps à discuter de ce qui ne marche pas.


Samedi 30 mai

Trump annonce officiellement qu’il retire son soutien à l’OMS. Comment une démocratie a-t-elle pu mettre un tel danger public au pouvoir ? Sa réponse : Notre système médiatique, de la presse aux réseaux sociaux, amplifie le négatif. Il met en avant les solutions simplistes et pousse au pouvoir ceux qui les défendent. C’est une assez bonne définition du populisme.

La philosophe Cynthia Fleury a une autre explication : le ressentiment, celui que ressentent la plupart des électeurs de Donald Trump.


Dimanche 31 mai

Fin du « Stay at home » dans beaucoup d’États américains alors que l’épidémie fait toujours rage. (…) Les Américains comprendront-ils que la santé publique est un des piliers de nos sociétés modernes, et que, sans santé publique, il n’y a pas de concorde entre les citoyens, donc pas de paix durable, et pas de réelle prospérité, sinon pour quelques-uns ?

Gageons que, comme la plupart des Européens, Didier Pittet se sera réjoui de la défaite électorale de Donald Trump. Le 20 janvier c’est Joe Biden qui occupera le fameux bureau ovale, d’où il pourra enfin commencer la lutte de son pays contre l’épidémie de Covid-19.





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